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On m’a donné une 2ème chance malgré ma mauvaise cote de crédit

Comment un prêt automobile peut parfois faire toute la différence

Je sortais à peine de l’université et je venais de décrocher l’emploi de mes rêves. Seul bémol : les bureaux se trouvaient à l’autre bout de la ville et n’étaient pas accessibles par transport en commun. Je devais donc me procurer un véhicule et un prêt automobile, mais mon mauvais dossier de crédit refroidissait les ardeurs des vendeurs qui n’étaient pas enclins à donner une 2ème chance. J’avais bien peur de devoir refuser l’emploi, faute de moyen de transport.

J’avais cumulé les petits boulots tout au long de mes études pour arriver à boucler mes fins de mois. Mon maigre salaire n’avait évidemment pas suffi à couvrir mes frais de scolarité, que j’avais payés grâce à une marge de crédit étudiante. Au bout de trois années de baccalauréat et de deux années de maîtrise, vous pouvez vous imaginer qu’elle était pleine à craquer. À la fin de mes études, cette marge de crédit étudiante s’était transformée en un prêt personnel avec un taux d’intérêt spectaculaire. Je n’envisageais pas de devoir demander une 2ème chance à un concessionnaire automobile un jour.

Le crédit est incroyablement facile à obtenir lorsqu’on a 20 ans, surtout si on étudie dans un domaine jugé « prometteur » par notre institution financière. Je venais de déménager dans une grande ville pour poursuivre mes études et on m’avait envoyé par la poste une carte de crédit avec une limite de 5000 $, somme qui m’apparaissait une véritable fortune à l’époque. J’ai donc commencé à sortir autant que mes amis dont les parents payaient les frais de scolarité, le loyer et le prêt automobile et à me procurer des appareils technologiques que je n’aurais pu me permettre autrement.

La facture de ma carte de crédit grimpait de façon exponentielle tous les mois, mais je ne m’inquiétais pas le moins du monde : j’avais l’impression que la limite était bien trop élevée pour que je l’atteigne. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, avant la fin de ma première année universitaire, une transaction sur ma carte de crédit me fût refusée à la caisse. Je me souviens encore du sentiment de honte qui m’avait envahi. Je ne me doutais pas que cette erreur de jeunesse allait me nuire pendant si longtemps et m’empêcher d’obtenir un prêt automobile.

J’ai trouvé extrêmement difficile de ralentir mon train de vie, mais j’étais au bord du gouffre financier. J’ai commencé à mentir à mes amis qui m’invitaient dans des bars et des restaurants et à m’isoler de plus en plus. J’ai finalement réussi à redresser ma situation financière, non sans en garder quelques séquelles, telle qu’une mauvaise cote de crédit.

Personne n’est à l’abri d’une situation financière difficile. Heureusement, mon concessionnaire automobile l’a bien compris et m’a offert une 2ème chance au crédit, me permettant de me rendre au travail et de corriger ma situation financière à long terme. Gageons qu’il n’a pas regretté de m’avoir fait confiance!

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